>Chronique // Nicki Minaj – Pink Friday

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It’s Pink Friday ! Enfin ! Apres de longues semaines de torture en nous “teasant” sur twitter, Nicki Minaj a.k.a Barbie Bitch nous offre son Pink Friday.
Voici encore une recrue du Young Money de Lil Wayne qui vient imposer son style dans le rap game américain.
Et pour ce qui est du style elle n’en manque pas. La demoiselle change de flow des qu’elle en a l’occasion un peu comme une Barbie qui change de tenue. Elle n’hésite pas a accélérer pour ralentir, ensuite, chanter puis ramener un rap bien sale, “street credibility “ obligé. Parfois avec elle ramènera le débit des rappeurs de la grosse pomme, parfois nous retrouverons son accent trinidadien.
Il n’y a pas a dire, Nicki est talentueuse. Nous ne sommes donc pas étonnés qu’une certaine “Queen Bitch” soit inquiète et se sente obligée de cracher quelques vers contre la protégé de Lil’ Wayne. Cependant, impossible de nier un certain style qui rappelle la férocité de Foxy Brown (avec ou sans l’accent des îles) ou la folie de Missy “Misdemeanor” Elliot.
Après ces multiples apparitions en feat ou sur des remix, on aurait pu douter de la fiabilité de l’album. Effectivement beaucoup de gimmick pour se faire remarquer, beaucoup de cris et de fantaisie. Certes divertissant au premier abord mais est ce que l’on aurait pu supporter ca pendant tout un album ?
Heureusement Mademoiselle Minaj se calme dans Pink Friday. Elle nous a même épargné du single “Massive Attack” (pourtant très bon) qui ne collerait sans doute pas avec l’ambiance du reste de l’album. On ne retrouvera pas non plus la furie qu’elle a présenté dans le Good Friday “Monster” de Kanye West mais une nouvelle facette qui se présente par le chant, et sans forcement utiliser l’autotune. Elle se montre très efficace dans ce registre, accompagnée de Rihanna dans “Fly” ou même en solo dans “Right Thru Me” et l’excellent “Save Me”.
La première expérience officielle de Nicki Minaj s’annonce donc très prometteuse, accompagnée de la crème du Hip-Hop avec des invites de luxe: le furieux Eminem dans “Roman’s Revenge”, Drake ou encore l’arrogant Kanye West dans “Blazin”.
On ne peut être que déçu peut être du nombre de morceau propose (treize au total) ou de l’absence de Weezy, mais la petite Barbie se débrouille très bien toute seule.
Un album convaincant qui nous fait nous demander ce que l’on pourrait attendre des derniers membres de Young Money qui n’ont pas encore été mis concrètement en avant comme Gudda Gudda, Jae Millz ou Lil’ Twist. Voici un album qui surprends comme celui de son confrère Drake et qui garde sa personnalité maigres les influences notables.