Interview // Teron Beal – Une valeur Sûre !

Teron Beal , son nom ne vous dit peut être pas grand chose mais c’est l’artiste du moment qui risque de faire beaucoup de bruit. Son premier album « Liquor Store » est sorti ce lundi 24 janvier. Au cours de cet entretien, Beal nous parle de son amour pour la musique, son travail pour Michael Jackson. Confidence…
D’où viens-tu?
Je suis de Tyler au Texas. Je suis un mec de la campagne ! C’est un super endroit où grandir…
Attends, commençons d’abord par situer Tyler!
C’est pile à mi-chemin entre Treeport (Louisianne) et Dallas (Texas). Tyler est à 1h30 des deux, et à 45 minutes de Terrell (Texas), la ville d’origine de Jamie Foxx.
Donc vous n’avez pas vraiment de culture urbaine ?
Aujourd’hui il y en a pas mal. Mais quand j’étais jeune je me souviens de cette unique radio qui passait du Hip Hop et du R&b de 6h à 9h. A 18h ils passaient du vieux Blues à la B.B. King et Muddy Waters; puis le reste du temps, ils passaient du Rock et de la country, comme toutes les autres stations de radio.
Parlons de ta musique, le clip de « Dance at my Funeral » est en stop motion ! D’où est venu le concept ?
L’idée vient de mes potes de Kamisol. Un soir on était complètement souls et high, et ils m’ont dit on va faire le clip comme ça ! J’ai dit ok. Donc le jour venu, ils ont filmé la synchronisation labiale en premier, puis ils ont imprimé 8 images du film qu’ils ont scotchées sur un mur. Ce sont vraiment des gars incroyables !
Comment es-tu passé de Tylor à Stockholm ?
Ils ont de la musique de génie à Stockholm ! J’ai l’habitude de voyager pour écrire pour pas mal d’artistes […]. L’exemple type, la talentueuse Robyn avec qui j’ai pu collaborer. Une artiste à surveiller, elle n’a pas réellement explosé encore même si elle est présente sur la scène Suédoise depuis plus de dix ans.
D’ailleurs pour qui as-tu écris ? Il me semble qu’il y a du beau monde autre que Robyn. (MJ, Mya, Jennifer Lopez…)
Dieu m’a donné la chance de travailler avec Michael Jackson sur son dernier album Invincible.
Michael Jackson?!
Oui. Le seul et l’unique, le super talentueux, l’incroyable, l’irremplaçable, Michael Jackson.
Comment as-tu eu cette opportunité ? Comment ça c’est passé ?
Je ne sais même pas…Dieu, Dieu et encore Dieu (est derrière tout ça). La vie est vraiment belle, tout va bien pour moi. Il y a des hauts et des bas, mais tu te concentres sur les hauts et avant même que tu ne t’en aperçoives, t’es dans une pièce avec Michael Jackson…
Tu as donc été a Neverland ?
Non je n’ai pas été à Neverland car nous avons enregistré au Hit Factory, à Miami.
Vous avez été à la plage?
Non. Michael est un gars vraiment cool, mais il y a un tas de choses qu’il ne peut pas faire. C’était une expérience irréelle ! J’ai pu voir à quel point les gens sont à fond dans Michael Jackson. J’ai même beaucoup été attaqué en justice pour cette chanson […]
Justement, de quelle chanson s’agit-il ?
« Heaven Can Wait ». Des gens fous me disaient « je t’attaque en justice parce que j’ai donné cette chanson à Michael… ».
Si tu réussis à placer une chanson sur l’album d’un très grand artiste, peux-tu vivre convenablement dans un quartier de New York par exemple, avec la paie qui en découle ?
C’est possible. En fait, si tu travailles pour de grands artistes ou sur de grands projets, tu accumules les royalties grâces aux rotations en radio, aux passages dans les films, s’il y en a, aux publicités…
Michael t’a permis de vivre convenablement ?
Oui (rires) j’aurais pu si je me contentais de ça. Mais j’ai des choses à faire ! Drake, Kanye West, Babyface, Teddy Riley avec qui j’avais d’ailleurs fait la chanson… c’est ce genre d’artistes dont je te parle. Ils te permettent d’empocher des 8 millions de dollars…