Chronique // Bilal – Airtight’s Revenge

Après que son deuxième album « Love for sale » ai été jeté aux oubliettes par Interscope suite aux multiples fuites de chansons sur le net bien avant sa sortie officielle, Bilal sort son troisième album « Airlights Revenge » chez un label indépendant, ce qui lui permet de faire ce qu’il souhaite sur cet album et ce comme bon lui semble. Pas étonnant donc qu’on ne retrouve pas tout à fait le Bilal de 2001 qui nous avait proposé le jazzy néo-soul « 1st Born Second ». Sur ce nouvel opus, on est les témoins d’une évolution vers un univers musical plus expérimental qu’autre chose. Ceci étant dit, l’album reste une belle et bonne surprise qui se laisse écouter sans difficulté. Les fans de la première heure pourrait être surpris mais en musique c’est l’artiste qui décide et le public qui suit (ou pas). Le single « Restart » sonne comme de la bonne soul moderne avec ses chœurs biens placées. Les mélodies au piano de « Move On » et « Little One » sont assez convaincantes. Il faut avouer qu’elles tirent leurs forces de sa voix maîtrisée dans tous les sens du terme fragile et puissante à la fois. « Levels » met du temps à démarrer mais au final il s’avère être un titre de qualité. « All Matter » est entrainant et sonne comme un morceau de la soul anglaise du début des années 90. Sur « Dollar » on croirait écouter Prince à certains passages. Il clôt l’album avec « Think It Over » qui est une belle association d’une bonne ligne de basse, un sitar qui reste discret et présent en même temps et une mélodie de guitare qui porte la chanson tout le long de son évolution. Au final ce lot de chansons reste très surprenant mais aussi très agréable à déguster. Et soyez rassurés, Bilal est reste toujours soul dans l’âme tout comme sa collègue Erykah Badu qui parfois plus expérimentale que lui.