>Chronique // Nelly – 5.0

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Cinquième sortie d’album, mais sixième album pour Nelly (Sweat / Suit comptant pour deux), « 5.0 » vient effacer la déroute commerciale essuyée par « Brass Knuckles ».
Un album qui emprunte les recettes de ses précédents succès :
Un savant mélange de Derrrrty et de pop r’n’b pour satisfaire le plus grand nombre ; la faute à un certain Rico Love, songwritter de son état et spécialiste des ballades (There goes my baby..), qui produit près de la moitié des titres. On trouvera à la prod d’autres titres produits par Polow da Don ou encore The Runners et Bangladesh.
Nelly alterne donc le bon et le moins bon. La suite attendue de « Dilemma », « Gone » feat Kelly Rowland, ne tient pas ses promesses, comme au cinéma il s’avère que les suites sont souvent plus décevantes. Nelly joue sur le revival du hit de 2002 mais ne parvient pas procurer les mêmes émotions.
Mis à part Kelly Rowland, Nelly bénéficie du soutien de nombreux artistes parmi lesquels, DJ Khaled, Keri Hilson, T.I ainsi que T-Pain. On notera l’apparition de Notorious BIG sur le très bon « 1000 stacks » en feat avec Diddy.
Étonnement, c’est le slow jam « Making Movies» et l’électro « Don’t it feel good » qui font partie des plus belles réussites de cet album tandis que « Just a dream » fait partie des valeurs sûres. Les autres titres resteront plus confidentiels et il y a fort a parier que « Liv Tonight » ft Keri Hilson fera parti des prochains singles.
Au final on se demande si Nelly à trouvé le style capable lui correspondre définitivement, il conserve certains titres aux sonorités Midwest qui ont fait son succès tels que « Broke », puis lorgne sur la ballade ainsi que sur des mid tempos aux refrains chantés, une constante propre à Nelly. Certes les variantes du hip hop sont riches ainsi on ne peut pas réduire Nelly à une catégorie propre de hip hop, il a cependant le mérite de nous faire voyager dans ses différents univers mais avec une réussite discutable. Les nombreuses collaborations ne font que masquer les faiblesses de cet album : un manque d’âme certain et une street credibility trop feinte. Du haut de cet album, Nelly ne fait qu’apercevoir les sommets de Country Grammar…