>Chronique // R Kelly – Love Letter

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Cela faisait un moment que nous attendions Robert. Nous nous étions un peu lassés de ses autotunes, de ses sonorités peu originales qui le rabaissaient à du The Dream/T-Pain. Nous sommes mêmes arrivés à penser que R.Kelly était perdu tant les sons sorties en mixtape semblaient peu convaincants. Nous étions inquiets. Nous avons essayer de retrouver un peu d’espoir chez les nouveaux venus, un peu arrogants, à l’image de Treysongz qui se permettait de clasher le “Pied Piper” sur l’instru de Jay-Z («Death of Auto-Tune Kell’s»,ndlr).
Impossible de savoir pour l’instant s’il s’était égaré, ou s’il se cherchait. Nous avons attendu et survolé le dernier “untitled” qui certes permet toujours de se faire des soirées romantiques mais ne nous ramène toujours pas à un T-P2 ou encore (l’espoir fait vivre) à un certain “R”.
Puis un soir, en se demandant qui a osé lui mettre une baffe, R.Kelly se reprend en main, et nous délivre des faux chanteurs de studio en nous offrant “When a Woman Love“. Retour aux sources assurés, retour aux bases du Rythme and Blues. Tempo à la Otis Redding, Choeur à la Percy Sledge, Robert Kelly nous remotive, nous rassure. Nous pourrions même lui refaire confiance… #unpeu

Love Letter est un album globalement bon. Moins de sexe à outrance, plus d’amour sincère et de déclarations profondes en perspective comme le déclare le chaleureux «Radio Message». Sans folie particulière, certes, mais très efficace. R.Kelly reprend plaisir à chanter avec sa propre voix même si nous ne pouvons nous empêcher de penser à Michael Jackson en écoutant “Taxi Cab”. A mi-chemin entre un “Love Factory” et “Happy People” il reste simple. Pas de titre ultra-sensuel ou de métaphores sexuelles démentielles dont il a le secret. La pochette de l’album présente un R. Kelly aux allures d’un certain Ray Charles. Les couleurs dominantes, rouge et or, nous laissent croire que c’est le cadeau de Noël parfait puisque les textes de l’artiste sont propres comme s’il voulait toucher un plus grand public (pas de mention «parental advisory advise» pour une fois). Cette album s’annonce comme une remise à niveau du vrai R.Kelly. Pas le meilleur qu’il pourrait nous donner mais une manière de reprendre sa situation musicale en main petit à petit. Le prochain album devrait s’annoncer des plus dangereux.
En attendant, voici un Love CD des plus romantique. Propre.

Exemple: