HOTEL PARADISIO : “J’ai toujours choisi la voie artistique quitte à faire des sacrifices”

Photos : Martin Hassid

Hotel Paradisio vient de sortir son 3eme projet “Hollymoon”, un nom surprenant à l’ère du mélange des genres. Le Strasbourgeois propose une invitation à ses auditeurs sur sa planète. Intrigués par les multiple facettes que cache son rap spleenétique, on a cherché à en savoir plus. Interview à découvrir ci-dessous.

Salut Hotel Paradisio, Peux-tu te présenter ?

Salut, merci pour l’interview. Je suis un artiste originaire de Strasbourg, et ça fait quelques années que je me suis lancé dans la musique

Comment tout ça a démarré ?

J’ai commencé à l’âge de 12-13 ans à écrire des textes, et à rapper sur des prods que je faisais sur Garage Band ou des prods déjà existantes.

Tu as grandi à Strasbourg. Ça ressemblait à quoi ton enfance et ton adolescence là-bas ?

Strasbourg est une ville que j’affectionne particulièrement, j’ai grandit dans la mixité sociale et culturelle, je connais des gens de tout les milieux. C’est ça qui fait mon ADN. Y a pleins de choses qui se passe dans cette ville et elle est remplie de talents.

Peux-tu nous raconter ton parcours ?

J’ai toujours fait de la musique, j’ai fait ma scolarité jusqu’aux études supérieures et j’ai fait de la vidéo aussi. J’ai toujours choisi la voie artistique quitte à faire des sacrifices.

Parlons musique maintenant, te souviens-tu du premier morceau de rap qui t’as marqué ?

Le morceau de musique qui m’a marqué je me souviens plus, mais l’album qui m’as marqué c’est « The Eminem Show ».

Ton projet « Hollymoon » vient de sortir, c’est une onde à l’invitation dans ton univers ? Comment est venue l’idée de sortir ce projet ?

Oui je voulais faire un projet justement qui invite à rentrer dans mon univers, un projet plus sincère, inviter l’auditeur sur ma planète.

Quel est ton processus de création d’un son, depuis les textes à la composition musicale ? Pour l’écriture, à qui demandes-tu conseil ?

Si je produit le son je commence toujours par la mélodie c’est la base pour moi, ensuite la basse, je pose une ou deux voix pour voir ce que ça donne et je finis avec le drum, d’autres instruments etc.. si c’est sur une prod. je chantonne dessus et j’écris le texte en fonction du flow. Pour l’écriture je ne demande pas conseil, j’écris tout comme ça vient. Si c’est faible, je recommence.

Quelle place tu laisses à ta sélection musicale dans les choix des instrus ? Tu te laisses guider par ta direction ou tu cherches des choses plus précises ?

Dans le choix des intrus je suis assez spécifique, il faut que ça corresponds à mon univers. Je pourrais poser sur une prod de Drill mais ça sonnerait faux. Ensuite quand je compose ou travaille avec un producteur j’essaie de tester des nouvelles textures, sonorités, tendances. Pas envie de faire un truc à la mode.

En 2016 tu as collaboré avec Ashkidd sur le titre “Rev” ? Vous êtes tous les deux originaire de Strasbourg, Quelle est votre relation à l’heure actuelle?

On se connait bien, c’est la famille. Aujourd’hui ça change pas, on essaie tout les deux de faire notre chemin et de rendre fier notre ville.

Tu écoutes ta propre musique ?

Oui haha, tout le temps, j’écoute parce que je suis perfectionniste, je la compare, j’essaie de voir comment elle sonne sur des enceintes, casques etc.. Mais sinon non j’écoute jamais ma propre mu- sique pour m’ambiancer.

Quelles sont tes influences ?

Beaucoup de rap américain, canadien aussi. Mais j’écoute vraiment de tout.

Est-ce qu’il y a un morceau qui te représente ? Que tu te sens bien en écoutant, sans raison particulière ?

“The less I know the better” de Tame Impala c’est un morceau qui m’as marqué, je peut l’écouter tout le temps, dans n’importe quel mood.

C’est quoi la suite pour toi ?

Pour la suite on va enchaîner, j’essaie de préparer un nouveau projet encore , je sais pas quel forme il va prendre encore. Sinon je me prépare beaucoup pour la scène quand cette période sera fini.

Streamez le projet “Hollymoon” ci-dessous