>Interview // JOE BUDDEN – The Next Level ?

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Découvert en 2003 grâce à ses collaborations avec Busta Rhymes, Just Blaze, Dj Clue, Fabulous, 112, Lil’Mo, Marques Houston ou encore Christina Milian, pour ne citer qu’eux, et fort du succès de son premier album sorti chez Def Jam/Desert Storm, l’artiste a sorti par la suite d’autres albums qui n’ont pas rencontré le succès du premier. 2010 annonce son retour avec un nouvel opus intitulé « The Great Escape » à paraître.
Joe Budden de passage sur la capitale, début octobre non pas pour promouvoir son album mais pour faire un show case dans le club hip-hop de la capitale (Gibus), nous raconte son parcours, ses projets futur et surtout son nouvel album qui ne pourra que confirmer son statut de rappeur et de père de famille. Confession.
Peux-tu me décrire les hauts et les bas que tu as dû affronter tout au long de ta carrière ?
Selon moi, rien ne peut être considéré comme un « bas ». Tous les moments négatifs qui surviennent dans notre vie doivent être pris comme une expérience qui nous en apprend plus que n’importe quelle autre. J’ai eu quelques difficultés à produire mon second album mais je ne vois pas ça comme une mauvaise chose car cela donna lieu à beaucoup d’autres projets musicaux fantastiques.
Quand t’es-tu rendu compte que tu savais rapper ?
Très tôt, vers 14 ans.
Ton 1er album date de 2003. Pensais-tu réellement devenir un rappeur ?
Tout sauf devenir rappeur. Je n’ai jamais rêvé de devenir rappeur. C’est juste arrivé comme ça et ça m’a permis de rester en dehors de pas mal de problèmes.
Quels conseils as-tu donné à un artiste qui essaie de se lancer ?
Être patient et courageux. Il est aussi important de s’entraîner tout le temps car, peu importe à quel point tu es talentueux, tu peux toujours l’être encore plus.
Peux-tu nous en dire plus sur ton nouveau crew « The Slaughterhouse »  avec Crooked I, Joel Ortiz et Royce Da 5.9 ?
C’est un groupe composé de 4 paroliers, passionnés de culture, d’art et de lettres. C’est le dénominateur commun à nous tous. On vient des 4 coins des Etats Unis et C’est une dynamique intéressante et le public a semblé l’apprécier quand nous nous sommes produits pour la première fois.
Comment perçois-tu la nouvelle génération de rappeurs ?
Je souhaite le meilleur à chacun d’entre eux car je voudrais que les autres me souhaitent également le meilleur. Je n’ai aucune raison de leur souhaiter le pire.
Dis-nous le nom du rappeur de cette nouvelle génération que tu préfères.
Je ne peux pas faire ça. Tous ces gars sont extrêmement talentueux. Ils s’occupent bien de leur famille et mettent tout leur amour dans leur musique, que ce soit Drake, J-Cole ou encore B.O.B. Je ne peux vraiment pas n’en choisir qu’un seul. Je leur souhaite à tous de réussir.
Est-ce difficile de mener de front une carrière de rappeur et le rôle de père de famille ?
Pas du tout. Pour moi, les deux vont ensemble. Je ne me vois pas tellement comme un rappeur mais plus comme un musicien (Humans are just happened to rap ?) Je suis très famille et ce n’est pas quelque chose qui m’a préoccupé. Mon petit frère et mon fils sont toujours excités lorsqu’ils entendent ma musique ou me voient passer à la télévision. À mes yeux, il n’y a aucune différence.
Quelle est ta vision de l’industrie numérique : Internet, le téléchargement illégal, les blogs, Twitter, Facebook… ?
Il y a tellement d’aspect différents, tout comme tu viens de les citer. Tu as Internet, des rappeurs underground, d’autres plus connus du grand public, les labels, les majors. Tout dépend de la manière dont tu attaques le business, de quel angle tu te places. J’ai été assez chanceux pour voir ce qu’est le monde de l’underground mais aussi celui du grand public et de connaître le succès dans les deux. Je suis conscient de ce qui s’y passe. Il faut simplement suivre sa propre voix.
Quels artistes t’ont inspirés  dans ta carrière ?
Personne en particulier. Je pourrais avoir une conversation avec n’importe qui et être inspiré par cette personne.
Tu es à Paris, parlons obligatoirement Mode .Quel est ton designer favori ?
J’en aime tellement. C’est dur de n’en citer qu’un. Je dirais Yves Saint Laurent et Louis Vuitton. Si je ne devais en choisir qu’un, ce serait Louis Vuitton.
Que prépares-tu actuellement ?
Je serai en tournée à partir du 26 octobre, je sors ma 6ème Mixtape qui s’intitule « Mood Musik 4 ». Puis, mon 3ème album, The Great Escape, sortira en mars et un autre le suivra, mais je n’ai pas encore la date exacte. Comme tu le vois, je suis assez occupé en ce moment !
Il y aura-t-il des featurings ?
Oui. Sur ce 3ème album, j’ai invité Fabolous, Styles P, Lloyd Banks, Pusha T et bien d’autres
Un dernier mot ?
Intéressant ! C’est la première fois que je viens à Paris et je trouve cette ville intéressante.
Photo réalisé par Meddy Zoo / Paris,  Holiday In Parc de La Vilette , 02.10.10