>Interview // Wiz Khalifa – Citoyen Du Monde

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 INTERVIEW réalisé par notre correspondant a New York Akeem (@swaggafrenchy) en mai Dernier , paru  dans da vibe #10 avec Drake et Trey Songz en couverture . A découvrir pour ceux qui ne possède pas ce numéro . ENJOY !
 
Il nous vient tout droit de Pennsylvanie. A 22 ans, ce féru de tournoi de bowling à la télé est considéré comme l’un des leaders de la génération « Rap Sans Frontières ». Depuis son  hit « Say Yeah », Cameron Jibril Thomaz, alias Wiz Khalifa, a mis Pittsburgh sur la carte du rap mondial, et continu de représenter la Ville des Champions avec brio. Jus d’orange et joint d’herbe à la main, voici l’interview d’un citoyen du monde.

Tu es sans cesse en tournée, et enchaîne promo sur promo. Avant tout, comment vas-tu ?
Je me sens très bien, merci. J’essaie de maintenir un certain rythme de travail. Le plus dur est de constamment donner le meilleur de soi, et garder sa motivation intacte. Étant ou non en tournée, il est primordial de toujours donner au public de quoi se mettre bien.

A cet instant précis, à quoi  penses-tu ?
Honnêtement, tout de suite, j’ai très envie de me poser, et  rouler un gros joint d’herbe (rires)…

Tu fais partie des 10 Freshmen, cru 2010, de XXL Magazine. Est-ce une forme de reconnaissance pour toi ?
Je dois avouer que c’était une bonne surprise. Tout le travail fourni l’an dernier m’a permis d’être dans cette liste. Cela fait toujours plaisir de voir son travail être apprécié à sa juste valeur. Raison pour laquelle, je considère plus cette couverture comme une récompense, qu’une quelconque forme de reconnaissance, même si je suis conscient qu’elle m’apporte plus de fans et de dates de concerts.



En raison des états de services de tes parents (dans l’armée), tu as parcouru le monde très jeune. Quels souvenirs as-tu de cette époque ?
Concrètement, il me reste surtout des photos, et des objets qui me tiennent à cœur. Du Japon, par exemple, où j’ai passé pas mal de temps, il me reste beaucoup de gadgets électroniques …

Tu as aussi vécu en Europe, notamment en Allemagne, et en Grande Bretagne. Qu’as-tu aimé ou détesté lors de ton séjour sur le Vieux Continent ?
J’étais petit à l’époque des faits, donc ma faculté de jugement n’était pas la même qu’aujourd’hui. Je me souviens surtout que les gens étaient sympathiques, et que la bouffe était bonne…

Penses-tu que ces escales hors du territoire américain ont affectées ta créativité, ainsi que ton style de vie ?
Assurément ! Cela m’a permis très tôt d’avoir une vision plus large que le rappeur américain lambda. Grandir dans tous ces pays m’a ouvert les yeux sur les réalités de continents autres que le mien. J’arrive, sans avoir à me forcer, à le traduire musicalement, lyricalement, et vestimentairement parlant. C’est une chance.

Tu fais partie des rappeurs que les médias se plaisent à classer dans la catégorie ‘Alternative Hip Hop’. Le terme te convient-il ?
Je n’aime pas vraiment qu’on appose d’étiquettes à ma musique, mais si ce terme permet aux gens de s’y retrouver, pourquoi pas. Il est vrai que mon côté versatile m’emmène parfois au-delà des sentiers balisés du ‘Hip Hop’, mais telle est mon approche de la musique. J’aime le fait de parcourir de nouveaux horizons.

L’un de tes thèmes de prédilection est vert, se roule, et se fume. Quand as-tu fumé ton premier joint ?
 (Rires. Surpris par la question) C’est une question épineuse à laquelle je n’ai jamais répondu. Je ne sais d’ailleurs pas si j’ai envie d’y répondre tellement c’est choquant…Pour être franc, j’étais au CE1 quand j’ai fumé mon premier pétard !

Au CE1 ???
 (Rires) Je sais, je suis un cas désespéré…!

Peux-tu nous raconter ton pire bad trip ?
A vrai dire, je n’ai jamais eu de véritable ‘bad trip’. C’est à 15-16 ans, il me semble, que j’ai le plus fumé d’herbe de ma vie. Je fumais au point de ne plus pouvoir bouger mon corps, mais je n’ai jamais été hospitalisé à cause du cannabis.

Honnêtement es-tu capable de créer sans fumer ?
Bien sûr ! Fumer me permet juste d’être un peu plus relax. Je ne me pose pas  10 000  questions concernant ce que j’écris. Certains artistes aiment s’asseoir en studio et analyser dans les moindres détails leurs morceaux, tandis que pour moi les meilleurs titres sont ceux crées de façon spontanée.

Curren$y et toi êtes de très bons potes dans la vie et au micro. Comment vous êtes-vous rencontré ?
Via internet. Peu de temps avant ma rupture de contrat avec Warner Bros. Lui et moi partageons les mêmes valeurs, et avons une approche musicale similaire. Idem, en terme de business et de gestion d’image. Il pense comme moi. Notre combinaison est tout juste parfaite. Pour le bien-être de la musique, mais aussi pour l’amour du cannabis (rires).