JOYSAD “J’AVAIS BESOIN DE ME RECENTRER MA MUSIQUE, JE ME SUIS BEAUCOUP CHERCHÉ”

Anthony Foudil

Joysad revient avec un nouvel EP “Palindrome” un projet beaucoup plus personnel dans lequel le jeune rappeur de Périgueux se livre d’avantage sur sa vie et pousse l’écriture et les thématiques beaucoup plus loin. On a donc papoté avec le Périgourdin.

Peux-tu te présenter ? 

Joysad, a.k.a Fernandez Nathan a.k.a Fernand Junior, 20 ans, périgourdin sans regret .

Comment tout ça a démarré ? 

J’ai commencé avec la rampe de lancement, @1Minute2Rap sur instagram afin d’essayer d’avoir une base solide, par la suite j’ai rencontré Ricci mon manager qui m’a amené chez Because Music.

Tu as grandi dans le Périgueux. Ça ressemblait à quoi ton enfance et ton adolescence là-bas ?

Mon enfance était des plus calmes, assez basique, des copains, un ballon de foot, quelques sports de combat, du basket, du théatre… Voici quelques acitivités qui résume bien mon enfance, sans oublier le rap qui à toujours eu son importance depuis mes 11 ans. 

Peux-tu nous raconter ton parcours ?

J’ai obtenu mon BAC L, j’ai passé mon concours d’éducateur spécialisé. Je l’ai pratiqué 1 an en alternance, puis la musique est venu changer ma vie. 

Parlons musique maintenant, te souviens-tu du premier morceau de rap qui t’as marqué ?

C’était “Un cri court dans la nuit” de IAM car le refrain de Daddy Nuttea est extrement prenant et j’ai trouvé le sujet de la prostitution vraiment bien abordé. 

Ton projet « Palindrome» vient de sortir, c’est une onde à l’invitation dans ton univers ? Comment est venue l’idée de sortir ce projet ?

J’avais besoin de recentrer ma musique, je me suis beaucoup cherché, j’ai testé pleins de choses et j’avais vraiment besoin d’être honnete avec mon public, me dévoiler beaucoup plus. Même si le Joysad que les gens ont connu au départ dans les freestyles était beaucoup plus excentrique, je me devais d’être moi-même sur ce projet pour l’assumer jusqu’au bout. 

Quelle direction as-tu souhaité prendre ?

L’honneté, la sincérité afin d’atteintre la sensibilité de mon public de part mon histoire sans aucun mensonge.

Quel est ton processus de création d’un son, depuis les textes à la composition musicale ? Pour l’écriture, à qui demandes-tu conseil ? 

Soit j’ai écris mon texte par avance, soit j’écris mon texte directement au studio avec la prod qui tourne, j’écris solo je ne demande d’aide à personne, en revanche j’aime être accompagné des beatmakers pour réfléchir tous ensemble à l’univers du morceau. 

Quelle place tu laisses à ta sélection musicale de beats ? Il y a des teintes que l’on retrouve dans ce projet mais tu as bossé avec une équipe différente. Tu te laisses guider par ta direction ou tu cherches des choses plus précises ?

Je réfléchis dans un premier temps à un ou plusieurs thèmes, ensuite je demande aux compositeurs si ils ont déjà des prods de coté, ou alors je demande du sur-mesure si j’ai une idée précise. 

Tu écoutes ta propre musique ?

Oui, je m’analyse beaucoup avant la sortie des titres, quand je sors du studio je suis obligé de l’écouter une bonne dizaine de fois, mais je suis toujours indécis. Ce qui me donne souvent envie de retourner au studio afin de modifier les imperfections pendant des heures sur des details…Ce qui agace mon manager quand je prends vraiment trop de temps (rires) ! 

Est-ce qu’il y a un morceau qui te représente ? Que tu te sens bien en écoutant, sans raison particulière ?

Particulierement le morceau « Près des miens » puisqu’il raconte une journée completement basique à Chamiers dans la commune ou j’ai grandi juste à coté de Périgueux. 

Après le EP, c’est quoi la suite pour toi ?

Si tout se passe bien sur l’EP, la suite logique sera mon premier album, avec des collaborations. J’aimerai beaucoup m’associer à Dinos, Vald, Alpha Wann.

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