RUN THE JEWELS DÉCRYPTE LES VIOLENCES POLICÈRES DANS SON NOUVEAU PROJET

Ils avaient été adoubés Kendrick Lamar dans le morceau «Hood Politics» sur l’album «To Pimp A Butterfly» (2015), brûlot dénonçant les violences policières et le racisme systémique subi par les Afro-américains.

Ce classique n’a jamais été aussi actuel dans le contexte du mouvement «Black Lives Matter», mais en 2020, ce sont eux qui sont sur le devant de la scène.

Run The Jewels, duo composé des deux vétérans du hip-hop Killer Mike et El-P, a dévoilé mercredi son quatrième album «RTJ4», gratuitement et avec quelques jours d’avance. Une façon d’inspirer le «peuple» pour les manifestations des jours à venir. «Et puis merde, pourquoi attendre. Le monde est infesté de conneries alors voici quelque chose à écouter pendant qu’on règle la question», a lancé le groupe sur Instagram.

«Tu es tellement endormi que que tu regardes les flics étouffer un homme comme moi. Jusqu’à ce que ma voix passe du cri au chuchotement. “Je ne peux pas respirer”. Et tu t’assois là dans ta maison sur le canapé et tu le regardes à la télé», rappe Killer Mike sur «Walking in the snow».

Écrits avant la mort de George Floyd, ces mots pourraient paraître prémonitoires. Ils font pourtant référence au décès d’Eric Garner, à New York en 2014. L’homme avait été tué dans les mêmes conditions que George Floyd… Les scènes d’Afro-américains tués par la police se répètent, et la portée du message de Run The Jewels n’a jamais été aussi importante…